EXPO "TOULOUSE RENAISSANCE" - Musée des Augustins - Jusqu'au 24/09

Exposition « Toulouse Renaissance » Musée des Augustins, Toulouse

Exposition « Toulouse Renaissance »

C’est l’exposition événement à Toulouse et dans la région !
Mais sachez que c’est aussi une exposition de grande importance à l’échelle nationale.


Nous l’attendions avec beaucoup d’impatience et nous sommes ravies de vous la présenter aujourd’hui.

Le musée des Augustins et la Bibliothèque d’étude et du Patrimoine mettent en lumière une période extraordinaire de notre histoire à travers la présentation de plus d’une centaine d’œuvres d’art. L’exposition a démarré en mars et reste présentée jusqu’au 24 septembre au Musée des Augustins et jusqu’au 16 juin à la Bibliothèque du Patrimoine.

Il s’agit d’une exposition de grande ampleur et la découverte de cette « Toulouse Renaissance » se fait à travers plusieurs lieux de la ville.

 

  • Le projet

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Ce qui fait la force de cette exposition, c’est la diversité !

Diversité est le mot d’ordre de cette exposition. Elle concerne directement les œuvres d’art mais aussi l’équipe qui s’est mise en place autour d’elle. Un nombre considérable de personnes s’est en effet réuni autour de cet ambitieux projet, rassemblant des acteurs de différentes professions et différents horizons mettant en commun leurs forces et leurs idées pendant des mois (et même des années pour certains) autour de cette Renaissance toulousaine. Tous avaient le même objectif : partager avec le public un événement à la hauteur de leurs espérances.

L’homme à l’origine du projet, c’est un professeur d’histoire de l’art : monsieur Pascal Julien, un homme connu à l’université Jean Jaurès pour être un pédagogue exceptionnel, un grand passionné et une personne particulièrement investie dans la vie de l’université et auprès de ses étudiants. L’envie de présenter un jour une exposition consacrée à la Renaissance toulousaine lui est venu il y a déjà bien des années et on peut dire qu’il y a travaillé avec une motivation sans faille. Il a élaboré le projet, réfléchi aux œuvres les plus intéressantes à présenter et a longuement travaillé pour présenter ce contenu avec le plus de cohérence possible. Pour l’accompagner, il a convié un grand nombre de ses étudiants à travailler à ses côtés pour mener à bien cette réflexion.

Il y a donc une grande équipe rassemblée derrière ce projet. Il faut aussi savoir qu’il s’inscrit à la suite d’une série d’expositions : « France 1500, entre Moyen Âge et Renaissance » présentée à Paris en 2010 ; « Tours 1500. Capitale des arts » présentée en 2012 à Tours ; « Arts et Humanisme, Lyon Renaissance » en 2015 à Lyon.

Paris, Tours, Lyon… après avoir montré la richesse de cette Renaissance dans ces villes, il était temps que l’on se charge de présenter un équivalent à Toulouse. C’est évidemment le musée des Augustins qui accueille le projet, avec son directeur Axel Hemery, un homme passionné lui aussi, un amoureux des arts, qui affectionne cette période et qui a fait tout son possible pour que son établissement soit l’écrin idéal pour présenter ces trésors Renaissance de la région.

Il faut savoir que les collaborations sont encore relativement rares entre les universitaires de la ville et les institutions culturelles. Pourtant, il est évident que les historiens de l’art ont besoin du musée et que le musée a besoin des historiens de l’art. Pour cette exposition, les forces de chacun se sont conjuguées pour mettre en place un événement digne de ce nom.

Pour résumer, cette exposition s’inscrit dans la continuité d’autres grandes expositions passées et ce projet a réuni de nombreux acteurs issus de l’université, du musée des Augustins mais aussi de la bibliothèque municipale et de la vie culturelle de la région de manière générale (la DRAC, les conservateurs d’objets d’arts, des restaurateurs etc.)

Une collaboration importante s’est aussi faite avec des collectionneurs et des institutions puisque de nombreux prêts entre musées et entre bibliothèques ont été effectués.

Alors, qu’est-ce qui a amené à une telle collaboration ? Quel sujet a réuni tant de monde, a suscité tant d’enthousiasme et a demandé tant d’énergie ? De quoi s’agit-il exactement ?

 

  • Le sujet 

Il est question ici de célébrer la Renaissance. Cette fantastique période de l’histoire de l’art est connue de tous, marquée par des personnalités célèbres comme Léonard de Vinci, Michel Ange ou Raphaël. Ces artistes sont connus pour leur talent mais aussi pour leur intelligence et leur audace… Cette Renaissance qui est au départ italienne, s’est étendue à travers l’Europe et notamment en France avec des créations tout à fait extraordinaires comme les célèbres châteaux de la Loire, visités chaque année par des milliers d’admirateurs…

Il y a de quoi s’émerveiller aussi à Toulouse, puisque parmi toutes les richesses de notre patrimoine, nous comptons un grand nombre d’œuvres créées à cette période. Ce que met en avant cette exposition, c’est le fait que Toulouse ait été le centre d’une région en effervescence à cette période. Elle était la 2e ville la plus importante de France après Paris, elle constituait le 2e Parlement de France et s’affirmait comme étant une ville très riche au XVIe siècle. Cette richesse donna lieu à la création d’œuvres d’art tout à fait remarquables qui, pour certaines, ont eu la chance de perdurer à travers les siècles.

Dans l’église du musée des Augustins, le lieu qui accueille habituellement les expositions temporaires, vous pouvez donc parcourir cette faste période qui se caractérise par un grand dynamisme économique et culturel, à travers des œuvres d’art éblouissantes qui permettent d’appréhender, de comprendre toute la richesse et les enjeux de cette période. La chronologie est assez large, allant environ de 1500 jusqu’au début du XVIIe siècle.

A la Bibliothèque municipale, vous pourrez ensuite vous attarder sur une forme d’art en particulier, celle présente dans les ouvrages créés à cette période. Vous pourrez y découvrir des enluminures, ces peintures fantastiques et minutieuses qui sont les ancêtres directs de nos illustrations…

Il est question de Toulouse mais aussi de tout le rayonnement de la ville sur la région. Vous pourrez donc plonger au cœur de ce XVIe siècle riche et savant, dans toutes les villes et campagnes qui entouraient Toulouse, et ce malgré les nombreuses guerres.

C’est un vrai bonheur de parcourir toute cette période à travers l’art, la mythologie, les légendes, les symboles, la religion, la guerre, l’architecture. C’est un voyage dans le temps qui vous est proposé, vous pourrez, pour un petit prix, vous immerger dans le cœur de cette société de la Renaissance et dans le monde visuel et culturel de ces toulousains d’il y a quatre cents ans… Cette exposition de dimension historique témoigne de toute l’érudition de cette région dont nous sommes si fiers.

Vous y verrez des commandes religieuses mais aussi privées, pour les riches familles bourgeoises, familles marchandes et parlementaire. D’ailleurs, vous savez que notre centre-ville regorge de richesses et notamment d’hôtels particuliers datant de cette période.

Une zone de l’exposition est dédiée à la présentation de cette architecture et le musée vous invite même à une balade en dehors de ses murs pour aller les découvrir par vous-mêmes. Nous allons voir comment mais avant de rentrer dans le détail des œuvres, faisons un point concernant la présentation.

  • La présentation

Cette exposition présente une période passionnante, des œuvres magnifiques, et réunit des personnes passionnées pour en parler, voilà qui est un bon départ, mais cela ne fait pas tout, encore fallait-il être capable de mettre en valeur tous ces objets. Et pour cela, la scénographe a su mettre en place un dispositif à la hauteur de ce que l’équipe espérait montrer au public. Une entrée grandiose, une grande ouverture qui amène à un large espace central, avec sur les côtés, de plus petits espaces aménagés pour réunir des œuvres en particulier, dans l’obscurité, certains objets craignent une longue exposition à la lumière, donc vous les découvrirez presque dans le noir, dans une ambiance mystérieuse et dans un espace plus intime, à la découverte de sortes de grimoires et pièces d’orfèvrerie. Des œuvres enluminées extraordinaires rappelons-le montrent tout l’art de la peinture dans les livres et sont magnifiquement présentées ici.

L’espace est grand, mais vous le savez seule une partie de l’église est d’ordinaire utilisée pour les expositions temporaires. Et bien pour l’occasion, l’espace a été agrandi, une extension a été mise en place pour exposer l’art du bois.

 

  IMG_9441          Ces meubles demandaient effectivement un espace considérable pour que l’on puisse en profiter. Un lutrin, des stalles, une armoire. Tous trois sculptés, en excellent état de conservation. Des sculptures étonnantes de fantaisie vous le verrez avec ces figures animales, monstrueuses, imaginaires… Des figures allégoriques aussi qui témoignent de toute l’érudition de cette société savante de l’époque. Utilisation également de la chapelle que l’on apprécie et qui fait aussi toute l’originalité de cet espace d’exposition.

 

Tout au niveau des couleurs, des placements de murs, des ouvertures, des vitres et vitrines, toute la présentation est dans l’ensemble agréable et organisée, offrant un parcours cohérent au public.

 

On a notamment apprécié par exemple, que la sculpture soit mise en valeur dans cette exposition, et que la scénographie propose de présenter une partie des œuvres sculptées sur des blocs blancs, au cœur de l’exposition, un espace qui fait allusion l’air de rien aux carrières de pierre, à tout le travail induit dans ces réalisations, lié à la récupération des matériaux. Bref, une présentation qui participe aussi à appréhender les enjeux de ces œuvres d’art. Le clou de de cette présentation c’est certainement la tapisserie exceptionnelle, qui date de 1530, œuvre d’art immense, qui donne de la hauteur à cette exposition, qui montre qu’elle est à la fois ambitieuse et complète… Une présentation qui rend donc hommage à cette période éblouissante et grandiose.

 

  • Des interactions proposées dans un but pédagogique

Comme toujours le musée a mis en place différentes installations par souci de pédagogie. Des bornes ont été pensées pour découvrir les matériaux : vitraux, bois, terre cuite. Un espace est aussi dédié au sens du toucher, aux matières et aux couleurs de la Renaissance. Vous pourrez ainsi partir à la découverte du métier à tisser, prendre conscience des techniques utilisées. Ces éléments permettent de mieux appréhender l’œuvre en profondeur, du matériau, à la fabrication.

Alors de quelles œuvres est-il question ? Il s’agit d’œuvres prêtées ou récupérées dans divers lieux de la région. Des trésors qui sortent d’églises, de musées, de réserves, de collections particulières et que vous pourrez découvrir ou redécouvrir pour l’occasion.

 

  • Les œuvres

Concernant les œuvres : diversité est encore une fois le mot d’ordre.

Il est notamment question de sculpture :

Sculptures en bois, en terre cuite, en marbre, en bronze.

En démarrant par un ensemble étonnant de statues sculptées, présentées dans la chapelle, avec des visages d’hommes et de femmes, tous très expressifs. Ce qui renvoie à un enjeu considérable de la période, celui d’exprimer les sentiments dans l’art, l’humanité, une volonté qui se développe à cette période avec l’humanisme.

 

Pascal Julien, commissaire de l’exposition, devant les statues en terre cuite de Saint-Sernin.

Des figures très expressives, très réaliste, qui étaient auparavant présentées dans la cathédrale Saint-Sernin, on en a d’ailleurs une preuve dans l’exposition puisqu’une peinture où on les voit dans leur contexte originel a été placé auprès des statues. On ne peut donc que saluer le fait que les œuvres se répondent, c’est toujours un bonus.

On peut voir toute la richesse de cette sculpture à travers des représentations d’hommes, de femmes, d’enfants, de monstres, on découvre notamment le surprenant réalisme de cette sculpture avec une statue en bois d’un Christ tout à fait remarquable. C’est effectivement l’époque où l’on apprend à mieux connaître l’homme et son corps, toute l’anatomie, on dissèque malgré les interdictions de l’église, pour comprendre de quoi nous sommes faits. Et les artistes traduisent ces découvertes dans leurs créations. C’est ce que l’on voit avec le corps entièrement peint de ce Christ particulièrement réaliste avec ses mains attachés par une corde et les veines gonflées de ses mains, la peau marquée de griffures, d’hématomes, c’est un corps qui souffre. Mais avec un visage, gracieux, d’une grande sérénité, d’un calme bouleversant. IMG_9449

Vous pourrez aussi contempler les œuvres de personnalités célèbres de la création toulousaine tel Nicolas Bachelier, surnommé le « Michel Ange toulousain », sculpteur extraordinaire ayant œuvré dans toute la ville. 

 IMG_9456         Parmi les œuvres exposées du sculpteur, vous trouverez un visage, une tête en pierre, celle d’un homme barbu, au nez imposant, les sourcils froncés, son front nous montre des rides d’inquiétude, de douleur. Et il pleure, une petite larme à droite, une grande larme à gauche. Son regard est intense, l’homme de pierre est touchant, et cette tension, elle est aussi due à la couleur de ses yeux, un bleu peint il y a des siècles et pourtant encore si profond et réel. C’est aussi ça la sculpture Renaissance : comment traduire l’émotion à travers un regard, une expression.

 

 

Cette œuvre de la Renaissance est particulièrement remarquable et c’est d’ailleurs celle qui fut choisie pour la couverture du catalogue de l’exposition.

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Sculpture toujours avec le fameux buste reliquaire de Saint-Lizier, avec la célèbre Dame Tolosa : déesse des arts et de la sagesse qui rappelle le glorieux passé de la cité toulousaine durant l’Antiquité, la cité palladienne protégée par Athéna. Toulousaine en bronze, musclée, et à la poitrine dénudée. Forte et sexy, comme la ville qu’elle incarne.

Et non loin de là un sublime Mercure en bronze, jeune homme élancé, grâcieux, fondu à partir du modèle de Giambologna. Soit deux œuvres qui témoignent de la qualité des fondeurs toulousains.

Ouverture sur la sculpture du XVIIe siècle ensuite avec l’œuvre de Marc Arcis et le buste d’un homme sculpté par le célèbre sculpteur toulousain Marc Arcis alors qu’il n’avait que 18 ans. IMG_9470

  

 

 IMG_9443 Il y a aussi bien sûr aussi du dessin et de la peinture, parmi elles vous aurez notamment l’occasion de contempler une grande toile qui présente quatre femmes magnifiques, chacune incarnant l’une des quatre fonctions du capitoulat.

 

Les capitouls vous le savez peut-être ce sont les hommes qui géraient la ville de Toulouse à cette époque, et il s’agit donc ici des allégories qui incarnent la force de la ville. Une peinture sublime, de par ses couleurs, sa qualité, sa force, qui nous plonge dans l’univers et les symboles de l’époque.

Des images symboliques, des scènes religieuses et de nombreux portraits, des portraits de toulousains célèbres, qui ont participé à l’épanouissement de la ville mais aussi des portraits du roi et vous ne pourrez être qu’admiratifs devant l’un de ceux présentant le visage d’Henri IV. Prêté par le musée national du château de Pau, vous cette peinture montre ce célèbre roi de France dans une cuirasse rose éblouissante, irréelle, qui marque les esprits.

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Diversité donc avec autant d’importance accordée à la sculpture qu’à la peinture, et diversité grâce à la présentation de meubles, d’une tapisserie, d’objets d’orfèvrerie, de livres imprimés et de manuscrits ou encore d’une fontaine, d’un canon (couleuvrine plus exactement), de médailles, d’épées (d’espadons), de magnifiques vitraux, mais aussi de croquis, de plans, partitions et j’en oublie certainement. De quoi varier les plaisirs avec cette exposition très complète, qui illustre une chronologie étendue, même chose concernant la géographie d’ailleurs puisqu’une grande partie de la région est représentée. Auch, Albi, Gaillac, mais aussi l’Aveyron avec Bournazel, le Lot avec Assier..

 

Une présentation également de l’architecture avec certains éléments de décors architecturaux présentés : des médaillons avec des têtes sculptées qui rappelle l’importance de la sculpture, à l’extérieur, c’est le cas avec un morceau d’hôtel Assézat et du château d’Assier. Et puis un espace est réservé aux constructions toulousaines avec des photographies et des textes à l’appui, présentant les hôtels particuliers Renaissance de la ville les plus remarquables. Une borne interactive est à disposition du public, tactile, elle vous permet à partir d’une vue en drone de la ville, de découvrir directement des vues à 360° des de ces hôtels.

 

Et la visite n’est pas finie ! Une application a été créée pour qu’en la téléchargeant, vous puissiez suivre un parcours dans la ville, un parcours guidé, avec la géolocalisation, donc un GPS qui vous donnera des directives pour aller admirer ces chefs d’œuvre en direct. L’occasion de partir en balade, à la découverte de décors extraordinaires dans le centre historique de votre ville.

Vous verrez aussi des vidéos d’expériences extraordinaires menée par une équipe américaine qui étudie un manuscrit toulousain de la Renaissance.

 

  • Originalités de cette exposition

Le cadre : l’église du musée et sa lumière sublime soit un espace d’exposition exceptionnel.

Cette rencontre harmonieuse mêlant toutes ces formes d’art et le fait que l’exposition soit présentée en plusieurs volets, l’une au musée, l’autre à la bibliothèque, et une continuité proposée en centre-ville.

Originalité aussi pour les toulousains dans le fait de parcourir une exposition consacrée à l’histoire de leur région.

 

 29357159_10214410450728045_2812280388544626688_o Tout est lié : vous connaissez tous la rue du Taur, qui mène du Capitole à la place Saint-Sernin. Et bien son nom provient du martyr de Saint-Sernin, qui fut traîné par un taureau à travers toute la ville, et dont la tête éclata sur l’une des marches du Temple… Une magnifique enluminure vous donne à voir ce supplice.

Vous verrez aussi la partition d’un chant chanté au couvent même des Augustins il y a bien longtemps. Donc une histoire qui se répond, des éléments liés les uns aux autres… qui nous parlent.

Un 2ème volet de l’exposition à la Bibliothèque d’Etude et du Patrimoine

« Quand la peinture était dans les livres »

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Vous y verrez tout un panorama de manuscrits. Le moyen de découvrir le style Renaissance de cette minutieuse peinture, d’approcher aussi le métier du livre avec ces objets somptueux. De constater aussi l’importance du mécénat artistique des Capitouls et de contempler l’apogée de l’enluminure toulousaine.

Des projections au-dessus des vitrines accompagnent les manuscrits, là aussi la présentation est très réussie.

Le but était de montrer la richesse de Toulouse, de son histoire et de son patrimoine et c’est réussi. De manière originale, en laissant de côté tous les clichés habituels du pastel, de la violette, vous apprendrez à mieux connaître votre ville à travers une belle diversité de créations.

 

 

 


 

Informations pratiques

Musée des Augustins
Musée des Beaux-Arts de Toulouse
21, rue de Metz 31000 Toulouse
Tél. 05 61 22 21 82

Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h, nocturne le mercredi jusqu’à 21h.

Plein tarif : 6 € / Tarif réduit : 4 €

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