Retour_Baron_mecenat

Pour le retour du grand baron !

Projet de mécénat participatif

Participez à l’acquisition d’une sculpture d’exception de votre région
____________

Musée des Augustins – Un musée qui bouge
Pour rendre un musée vivant, il faut de la nouveauté et le musée des Augustins le sait. De nouvelles opérations sont régulièrement inaugurées : des travaux vont bientôt commencer dans le Salon de peinture (verrières) ; un site web a été réalisé spécialement pour le public junior du musée ; nous vous avions aussi parlé de la politique de réaménagement avec des œuvres sorties des réserves ou présentées différemment au cœur d’espaces modernes et élégants.

Présentation des œuvres, éclairage, cartels, des modifications sont régulièrement apportées dans les salles pour le plus grand bonheur du public.

Aujourd’hui la question est différente puisqu’elle concerne l’acquisition d’une nouvelle oeuvre.
Les conditions de cette acquisition sont un petit peu particulières puisque le public est invité à participer au projet. Alors pourquoi devrait-on aider le musée à accueillir ce petit nouveau dans sa collection ?

Déjà, il est important de savoir que si la collection de ce musée est riche, c’est en particulier grâce au domaine de la sculpture. Le musée des Augustins est effectivement bien pourvu de ce côté-là (plus que la plupart des musées de France). La peinture n’y est pas prédominante, c’est la sculpture qui y joue le plus grand rôle, jusque dans les escaliers. Ces œuvres couvrent d’ailleurs une très large période, allant du Moyen-âge au XXe siècle. La sculpture en terre cuite tient une grande place dans cet ensemble (et oui, à Toulouse, on aime quand c’est rose !). Vous connaissez certainement le buste de Louis XIV en terre cuite de Marc Arcis. C’est l’un des plus beaux portraits qu’il existe du Roi Soleil !

056-026

 

Ce matériau humble était le plus souvent peint en blanc, pour donner l’illusion du marbre ou de couleur sombre, pour donner un effet « bronze » (en beaucoup moins cher). La sculpture du 18e siècle tient un rôle primordial dans cette collection. On peut parler d’un âge d’or de la sculpture pour cette période et c’est notamment le cas autour de François Lucas, l’artiste concerné par cette acquisition.

 

 

Une acquisition – Entrez dans les coulisses du musée

Un musée se doit d’adopter dans la mesure du possible une politique d’acquisition. C’est l’une de ses missions fondamentales. C’est l’occasion d’amener un peu de fraîcheur, de nouveauté dans ses salles mais aussi de réfléchir à sa collection, de continuer à lui donner un sens, chercher comment l’enrichir, comment la compléter. Les responsables du musée expliquent vouloir constituer une collection avec un fil conducteur, une cohérence, une collection qui porte un discours sur la création artistique à Toulouse.
Ces acquisitions ne s’organisent pas. Elles arrivent au gré du hasard, selon les opportunités qui apparaissent, en fonction des rencontres.

L’acquisition d’une oeuvre engendre un mécénat qui peut prendre différentes formes.
Un mécénat par entreprise 
Un mécénat populaire : une mobilisation qui permet à toute personne, attachée à la valorisation du patrimoine de contribuer à la hauteur de son choix, à l’achat (ou à la restauration) d’une oeuvre.

L’intérêt pour vous : Vous impliquer ! Vous pouvez apporter votre petite pierre à ce projet. Et puis… Vous pouvez aussi faire des économies ! Et oui, vous participez à un projet qui s’avère utile et bénéfique pour la société, vous payerez donc moins d’impôts à la fin de l’année (défiscalisation à hauteur de 66% de votre don et 60 % pour les entreprises).
Le musée quant à lui réalise aussi des économies et implique son public dans la conservation du patrimoine. Il crée un lien entre une oeuvre et ce public, qui ne sera pas le même qu’avec un autre moyen d’acquisition.

12241337_10153799974734433_6853880715876940040_n

A Toulouse, cette solution avait déjà été proposé pour la naturalisation de la girafe Twiga. A l’occasion de ses 150 ans, le museum a proposé un mécénat participatif pour mettre à l’honneur l’un de ses plus beaux spécimens. L’établissement était parvenu à recueillir environ 15000€. Un lien s’est alors créé entre ce projet et le public toulousain. Un public récompensé puisqu’il a pu assister à toute l’opération en direct.

 

16508170_10210957551047711_1330930652747951411_n-e1487529673856

 

La girafe est d’ailleurs devenue une star, presque une icône,
et M. Chat pensa à la représenter sur l’une de ces toiles lorsqu’il y exposa ses œuvres.

 

 

Alors pourquoi devrait-on créer un lien avec ce cher baron ?

Ce « pur produit » du foyer artistique toulousain se trouve aujourd’hui dans une galerie à Paris.
Les négociations durent depuis plus de cinq ans, afin que la statue puisse rentrer dans le budget du musée. Le prix est finalement devenu raisonnable (75000€). Raisonnable… si le musée reçoit un petit peu d’aide. Et c’est sur son public qu’il compte.

_______________________________________

Objectif : réunir 20 000 €
____________________________________

Quand ? du 16 septembre au 12 novembre 2017.

Comment ?  A travers la plateforme comeon, vous pouvez participer en quelques clics à l’acquisition de cette oeuvre. En suivant ce lien : www.commeon.com/fr/project/baron

Avantage : Une implication dans la vie culturelle de la ville ! Un lien entre vous et cette oeuvre.
Des dons déductibles aux impôts + des remerciements et des récompenses pour les donateurs.

L’oeuvre :

Dimensions : H. 193 cm – L. 75 cm – P. 53 cm
Poids :
350 kg environ
Matériau : terre cuite.
Particularité : qui dit terre cuite dit fragile… mais dit aussi 1 : rareté et 2 : TOULOUSE.
Le plus souvent, les œuvres de ce type (portrait en pied) sont en marbre.
La terre cuite est plus rare et c’est une originalité que le musée recherche.
Elle témoigne aussi de la technique de l’artiste, de son savoir-faire. Réaliser une oeuvre de ces dimensions avec ce matériau présente de grandes difficultés (cela implique de la réaliser en plusieurs fois, en plusieurs morceaux assemblés après cuisson).

Qui représente-t-elle ? 

baron

Jean-Charles Ledesmé, baron de Saint-Elix.

Personnage sympathique, gentilhomme, il est très ouvert. C’est un humaniste qui s’inscrit bien « dans son temps », celui des Lumières. Sa bibliothèque est riche, hétéroclite, c’est un homme cultivé et un amateur d’art qui s’investit beaucoup dans la décoration de son château. Et pour les cheminées, les décors, les sculptures dans les jardins, il fait appel au sculpteur François Lucas. Il ne nous reste aujourd’hui que très peu de ces réalisations. La décoration du château, tout comme les statues ont subi des dégâts importants… Mais il reste… le baron !

 

Sa statue était présentée dans l’orangerie du château, sur un haut piédestal, ce qui explique son excellent état de conservation. Bien mise en valeur, elle trônait dans une niche. Notre « baron jardinier » appréciait l’art et surtout ce sculpteur. Il proposa même à François Lucas de s’installer chez lui.

Son humble demeure : 

Saint-Elix-le-Château, 31.

 

L’un des bijoux de notre patrimoine local : le château de Saint-Elix. Entièrement fait de briques, c’est NOTRE château Renaissance à nous !

Il se situe à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse (Tu l’as peut-être déjà aperçu ! On le voit de l’autoroute).
Bâti au 16e siècle, il témoigne de la richesse de nos très chers Capitouls.

 

 

 

L’artiste ?  François Lucas (Toulouse 1736 – v. 1813).

Bas-relief_de_François_Lucas_-_Ponts_Jumeaux_-_Toulouse

Artiste « 100% toulousain », ce sculpteur est très représentatif de son milieu artistique. Il est le plus célèbre sculpteur de cette seconde moitié du 18e siècle. Il réalise des commandes religieuses mais aussi publiques.

Il est très présent dans la ville. Il est notamment l’auteur de ce bas-relief en marbre des Ponts Jumeaux (1773-1775).

C’est donc lui qui donna vie aux jardins du baron, en travaillant sur place, dans un atelier à l’intérieur du château, près de ses appartements. Le baron et lui entretenaient donc une relation qui allait au-delà de la commande, ils étaient amis. Au moment de la Révolution, le sculpteur protégea d’ailleurs son mécène qui se trouvait menacé. Cette oeuvre créée en 1762 en est un témoignage exceptionnel.

Sans titre

 

Alors on le met où ? Le grand baron trônera dans la magnifique chapelle de l’église, celle au décor 18e qui donnera un cadre idyllique à la statue.

Mais pour qu’il puisse arriver à nous.
Le musée a besoin de vous !

Ne ratez pas cette chance d’être à la fois le témoin et l’acteur de cet achat, mais surtout de l’enrichissement des collections artistiques toulousaines.

Laisser un commentaire