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Exposition « Six par neuf – 1975-1990 » au Château d’Eau à Toulouse

En ce moment le Château d’Eau accueille l’exposition « Six par neuf – 1975-1990 » consacrée à l’artiste américain Tod Papageorge. 

Jusqu’au 31 décembre 2016.

Vous avez dit Tod Papageorge ? 

Tod Papageorge c’est un photographe qui est très connu de l’autre côté de l’Atlantique, il est né en 1940 et il a commencé la photographie dans les rue de New-York. Sa carrière est remarquable :  il a reçu de nombreuses récompenses, il a été professeur de photographie à l’université de Yale. C’est une grande figure de la photographie. Donc on est ravi de voir son travail, de le découvrir honnêtement, on ne connaissait pas cet artiste. Alors au programme on vous annonce : beaucoup de poésie dans des photographies en noir et blanc.

Et lors du vernissage de l’exposition, Jean-Marc Lacabe, directeur du château d’eau a pu expliquer pendant le discours d’inauguration :  « que l’artiste aimait beaucoup la poésie et qu’il avait voulu créer ses propres poèmes, grâce à la photographie ».

Alors cette poésie, comment est-elle traduite ?

A travers des images simples, de la vie quotidienne, des passants pris sur le vif, un groupe d’amis à Central Park, un homme qui recoiffe son enfant, un autre qui fait la sieste. Ce sont des images spontanées, qui ne sont pas retouchées, donc il y a une dimension documentaire mais sa démarche se veut avant tout poétique.

On a des images qui éveillent la curiosité, qui nous laissent imaginer des histoires… Pourquoi ce monsieur, redonne un coup de peigne à cet enfant en plein Central Park ? Déjà est-ce que c’est son père, son grand-père ? On est pas bien sûr. Mais où est-ce qu’ils vont tous les deux ? On s’interroge et on peut s’imaginer plein de choses. C’est un peu comme quand on lit un livre, on est plongé dans une histoire, un récit et puis on va imaginer des endroits, des visages, des images ! Ici c’est le contraire, on a l’image face à nous et on va s’imaginer toute l’histoire qu’elle peut cacher. C’est la magie de la photo !

Alors on a des photographies en noir et blanc, dans l’espace public, donc forcément on pense à la photographie française d’après-guerre, la photographie humaniste avec Doisneau, Boubat, Ronis et compagnie. Oui, on pense à des photographes célèbres comme Henri Cartier Bresson, qui font partie des artistes dans lequel son travail s’inscrit forcément. On a des racines importantes de ce côté-là, et puis on pense bien sûr à Brassai, avec cette vocation d’images à charge poétique. Mais tout ça en mode années 70, décontracté, on se retrouve à la plage, au parc, on est principalement sur une vision des loisirs…

Et puis on a aussi un espace d’exposition en bas, au sous-sol, là où l’on retrouve le mécanisme de l’ancien château d’eau. On peut y découvrir une série de photos un peu holèèè, prises au même endroit à la fin des années 70 : au Studio 54.

Le Studio 24, c’est une ancienne boîte de nuit new-yorkaise très célèbre, un club légendaire : « the place to be » des années 70-80~ – fréquenté par des célébrités, stars de cinéma ou des artistes, d’ailleurs David Lachapelle, célèbre photographe, y a été serveur, lorsqu’il était étudiant. Un endroit glamour, hyper select, avec beaucoup de danse, de drogue, d’alcool, de seins à l’air. Oui a des photographies qui montrent un peu l’euphorie des jours de fêtes & ce qui est drôle c’est qu’on a l’impression de suivre un peu l’évolution de la soirée, grave, au début l’ambiance est folle, et puis… plus loin… on a des photos avec des visages fatigués, des personnes vautrées dans des canap, en mode fin de soirée !

On vous conseille vivement d’aller voir cette exposition, elle est super ! En plus, avec le billet d’entrée vous aurez également accès à la deuxième expo qui se situe dans la deuxième galerie : « Over/State » qui met à l’honneur le photographe grec Ilias Georgiadis. Cliquez pour découvrir notre article sur cette expo. 


 

Plein tarif : 3.50 / Réduit : 2.00

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