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Val.F : photographe toulousaine de talent

Val. F. est née et vit à Toulouse, une ville qu’elle affectionne particulièrement de par tous les souvenirs qu’elle a pu y partager avec ses amis et sa famille. Elle pratique la photographie avec beaucoup de talent, c’est pourquoi nous avons souhaité la contacter. Par chance, elle a accepté de répondre à nos questions!

Depuis quand fais-tu de la photographie?
« La photo, je l’ai toujours pratiquée mais je suis réellement entrée dans le vif du sujet lorsque j’avais 20 ans. »

Quelle a été ta formation? « Côté formation, j’ai obtenu une licence information et communication après un BAC Littéraire, mais sans grande conviction. Je savais que ma place n’était pas dans le monde de la communication. C’est la photo qui m’a permis de m’exprimer pour la première fois, de me sentir à la bonne place, de trouver enfin ma voie. »

Quelle forme a alors pris ta pratique?
« 
On m’a d’abord demandé des photos pour des books (école de maquillage, agence model…). Je me suis alors axée principalement sur la photo en studio en investissant dans du bon matériel (flash, boite à lumière…) Petit à petit, et sans même m’en rendre compte, la photographie a pris de plus en plus de place dans ma vie.
Je m’inscrivais de temps en temps à des journées « formation » dans des boutiques photo à Paris (formation sur la gestion de la lumière en studio, formation retouches photoshop…). Le tout, sans pour autant imaginer un jour que j’y consacrerai mon avenir.

Quel a alors été le déclic?
« Au fur et à mesure, 
n’étant pas une grande technicienne et étant marquée par un grand manque de confiance en moi, je me suis sentie dépassée par les demandes : photos presse pour des musiciens, sites internet, mariages, book pour sites en ligne pour un créateur de bijoux… Par un coup du destin, qui n’a pas été sans douleur et qui ne m’a pas laissé le choix, j’ai donc arrêté de travailler, j’ai passé un entretien et j’ai été reçue en première année praticien-photographe à l’ETPA, à Toulouse, à l’âge de 26 ans. »

Tu entames donc ta formation à l’école cette année?
« Oui, c’est une année scolaire passionnante que je débute dans cette école, non sans difficultés. Retourner à l’école, c’est difficile, se retrouver à nouveau assise dans une salle, quand mon boulot et les voyages me permettaient d’être en mouvement en permanence. La première année, axée sur le côté technique, bouscule tout ce que je pensais savoir et peut même parfois engendrer de la frustration. Je dois envisager la photographie d’une façon dont je ne l’avais perçue : des dates butoirs, des travaux à rendre, parler de ses photos, parler de soi, parler des autres, organiser… Psychologiquement, c’est usant et fascinant à la fois car on est rempli de doutes en permanence. On recherche la perfection, on n’est jamais satisfait, on a peur, on est heureux…Mais je reste persuadée qu’il sortira forcément quelque chose de bien de cette année à l’école, dans ma vision des choses et mon approche de la photo. Les intervenants nous le disent dès les premières semaines : «Même si vous entrez ici avec une idée bien précise, les envies et les perspectives changent dès la fin de la première année ». C’est pour cela qu’actuellement, je suis perdue (et c’est une bonne chose même si c’est effrayant), j’ai envie de tout faire, je m’éparpille… »

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Le détournement, 2016.

 

Comment tu pourrais définir ton travail? 
« Mon travail personnel, c’est avant tout le portrait. Il y a toujours de l’humain dans mes photos, des émotions et je recherche souvent un certain esthétisme. J’ai énormément travaillé en studio pour m’ouvrir au domaine de la mode. Mais je suis de plus en plus attirée par l’extérieur grâce aux voyages, le travail en lumière naturelle, la spontanéité, être là au bon moment, être réactif. La notion d’instant décisif décrite par Cartier Bresson m’intéresse beaucoup.

Justement, est-ce que tu as des modèles ou du moins des artistes qui t’inspirent?
« J’ai une grande admiration pour la photographie de rue de Garry Winogrand qui nous livre un portrait des États-Unis des années 60 mais dans « l’esthétique du surgissement photographique ». Tout ce qui compte, c’est l’image. Les photos décalées et le travail sur la couleur de Guy Bourdin me fascinent. Certaines images sont à mourir de rire. Pour en revenir à mes premiers amours en photo, le grand Peter Lindbergh a toujours été une référence pour moi… Helmut Newton, Steven Meisel, JeanLoup Sieff, Luigi Murenu, Patrick Demarchelier, Jean-François Campos, Mert Alas & Marcus Piggot sont aussi des références. Parmi les photographes plus jeunes, Robin Lempire, Lauren Ward et Alex Kweskin, Charlotte Abramow, Charlotte Marcodini… Il ne faut pas passer à côté! »

Merci encore Val Fayet pour cet échange et pour ces magnifiques photographies ♥
On vous laisse en juger par vous-même avec cette petite sélection :

 

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