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Exposition : Cadence]s au musée les Abattoirs

Cadence]s, c’est une exposition présentée en ce moment au musée d’art moderne et contemporain de Toulouse : les Abattoirs, à découvrir au premier étage du musée jusqu’au 8 janvier 2017.

Mesure, rythmique, motif comme structure visuelle, jeu des sens… La poésie et l’étrange sont au rendez-vous! L’exposition réunit des œuvres de la donation Daniel Cordier mais aussi des collections du Frac Midi-Pyrénées. L’exposition propose une réflexion  autour de la question de la symétrie et de la dissymétrie dans l’art.

Cadence]s : Kezako ce mot?

C’est un mot qui provient du latin cadere – tomber – , et de l’italien cadenza – chute – , il peut renvoyer à une douce mélodie, à un silence, à des fracas. En musique classique par exemple, cadence est une formule mélodique et harmonique qui ponctue un morceau ou une phrase musicale. Le terme désigne un rythme, un enchaînement de mouvements ou de sons.

Quels sont les artistes présentés?

Alighiero Boetti, Pia Camil, Julije Knifer, Peter Kokler, Augustin Lesage, Robert Morris, Bernhard Rüdiger, Hans Wolfgang Silvester, Arthur T.robertson, Lonnie Van Brummelen, Claude Viallat, Evangelina Kranioti…

Qu’est-ce que l’on y trouve ?

Alors c’est très varié, il y a différents supports, les œuvres sont issues de divers domaines comme l’art graphique, la vidéo mais aussi l’installation.

Et comme on pouvait s’y attendre, le son a aussi une place importante. Il y a du bruit, pas mal de bruit (d’ailleurs on envoie tout notre soutien et on souhaite beaucoup de courage aux gardiens du musée). Et il y a des moments où c’est un peu angoissant, mais résultat : on réagit ! on s’interroge, on se questionne, là pour le coup ça éveille notre curiosité !

Alors, il y a aussi des œuvres qui ne font pas de bruit qui sont beaucoup moins « agressives » on va dire, (heureusement pour le repos de nos sens et tout particulièrement de notre ouïe qui est pas mal sollicitée dans cette expo), et qui sont très belles à contempler.

En effet, on a notamment eu l’occasion d’admirer une nouvelle fois une série de photographie d’Hans Silvester, qui nous montre des peintures corporelles sur des corps nus, des corps déshumanisés puisqu’on ne voit jamais leurs visages mais leurs sexes par contre oui… Une nouvelle fois, parce que des photographies de cette série étaient exposées, pour ceux qui ont eu l’occasion de voir l’exposition « Le musée égaré », au musée Paul-Dupuy, dans le cadre du Printemps de Septembre. C’est sympa aussi de voir les œuvres se balader de musées en musées, on les retrouve, on les redécouvre dans d’autres espaces dialoguant avec d’autres œuvres, donc ça c’est très intéressant ! Alors ces photographies, il s’agit en fait d’habitants du sud de l’Éthiopie appelés les Surmas et chez eux la peinture corporelle détient une place centrale, elle fait partie de leurs rituels. On a de petits motifs, géométriques ou floraux, qui sont répétés comme ça, directement peints, sur ces corps. Les photographies sont très belles, on comprend que les motifs peints sont réalisés avec beaucoup de minutie et d’application.

 

wp_20161026_15_45_54_proCoup de cœur pour l’installation « Antidote » de l’artiste Evangelina Kranioti : un praxinoscope à manivelle entraînant une bande de tissu brodé, projection vidéo,( 2014).

Ça s’appelle un praxinoscope, c’est pas facile à décrire mais c’est un fonctionnement en bois, avec une manivelle qui entraîne cette bande de tissu. Elle évoque le rapport entre le tissu et le cinéma, en fait c’est un film brodé, qui renvoie aussi au mythe de Pénélope qui tisse en attendant son cher Ulysse.

Comme l’ensemble des œuvres présentées dans cette expo, elle interroge le rapport au temps, à la mémoire, à l’empreinte du souvenir dans la mémoire.

 

 

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